‹ G. K. Chesterton, ses idées et son caractèreChapitre 55 sur 76 · Orthodoxe/, p. 250 sqq · texte numérisé non relu

Orthodoxe/, p. 250 sqq

tives de roman, de « roman vécu et pratiqué, praclical romance » ; qu'elle satisfait éminemment le désir d'une vie à la fois intensément « active et Imaginative », « pittoresque et pleine de curiosité poétique », « de variété et d'aventure », de joie vivante et non de tranquille confort ^ ; qu'enfin elle nous découvre un monde à la fois « étrange » et « sûr », « familier » et « fantastique », le pays des merveilles et cependant notre patrie, notre chez nous, « la maison de notre Père ^ ». Au terme de son ouvrage, l'auteur s'arrête pour insister sur cette conclusion que « l'orthodoxie n'est pas seulement, comme on l'affirme si souvent, la seule gardienne sûre de la moralité et de l'ordre, mais aussi la seule sauvegarde logique de la liberté, de l'innovation et du progrès ^ ». Ici nous retrouvons Chesterton tout entier et nous sommes au cœur de ses idées apologétiques.

Certes il n'est pas insensible, — nous l'avons vu et nous le verrons encore, — aux séductions du dogmatisme et de l'ordre, mais il y voit surtout des excitants pour la pensée et l'action. Voici, par exemple, comment il interprète à ce point de vue les doctrines rationnelles dont nous parlions tout à l'heure. Si Dieu et l'homme sont personnels et libres, si dans le monde les êtres se distinguent et s'opposent les uns aux autres, le spectacle en devient

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