‹ G. K. Chesterton, ses idées et son caractèreChapitre 58 sur 76 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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ce défi à la logique et au bon sens moyen. Les contraires se juxtaposent dans son sein, non pas en s'émoussant l'un l'autre pour former un compromis équitable, mais en gardant tout leur tranchant et leur pointe aiguë. On voit coexister chez lui l'austérité extrême et les splendeurs qui parlent aux sens, la douceur qui tend l'autre joue et l'esprit batailleur des croisades, la virginité et la fécondité, la réserve, la modestie, et un enthousiasme a corybantique », car « le vrai christianisme est corybantique ^ », et « l'Eglise orthodoxe ne fut jamais respectable ^ ». Les vertus païennes, — telles que la justice, la tempérance, — sont des vertus tristes et raisonnables, qui se tiennent dans un juste milieu. Les vertus spécifiquement chrétiennes, la foi, l'espérance, la charité, et aussi l'humilité, sont excessives, déraisonnables, elles ignorent le juste milieu. Les païens étaient plus sensés que nous, mais en mourant devant le christianisme, le paganisme découvrit « cette vérité solide et durable, que ce qui est raisonnable ne fait point l'afi'aire » de l'humanité '\ Enfin, et pour ne pas nous attarder à une énumération complète, ce matérialisme sain, que Chesterton enveloppe de tant d'amour, la prise en

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