Orthodoxy, p
3. Hereiics, p. 160. Cf. pour tout ce développement, Orlhodoxy, chap. vi : The Paradoxes Of Chrisiianiiy. C'est là une idée chère aux apologistes anglais. Un recueil de sermons de Mgr Hugh Benson, traduits par Charles Grolleau, est intitulé les Paradoxes du catholicisme. (Paris, G. Crés, 1919).
considération de l'homme tout entier, de l'homme populaire qui vit par les sens, l'horreur de l'idéalisme abstrait, l'incarnation du surnaturel et de Dieu même dans la matière concrète, colorée et tangible, achèvent de composer le portrait sympathique de l'orthodoxie'. L'apercevant ainsi, notre auteur, étant ce qu'il est, ne pouvait manquer d'aller vers elle.
Sans qu'il soit nécessaire de prendre un par un tous les fils de cet écheveau un peu confus, pour éprouver la solidité de chacun, le lecteur distinguera ici des outrances et des confusions évidentes. Bornons-nous à deux exemples.
A propos de cette catégorie « magique » où l'auteur bloque pêle-mêle tant d'espèces hétérogènes, nous avons déjà fait remarquer que les phénomènes naturels ne sont point assimilables à des tours de sorcellerie ou de féerie. Ajoutons ici qu'il est un peu fort de paraître enfermer sous la même rubrique que les contes de fées le merveilleux chrétien ou même biblique-. Si ce rapprochement est pour Chesterton un motif de crédibilité, je sais bon nombre d'esprits sur lesquels il produirait un effet tout opposé. Nourri des légendes de la nursery, notre auteur n'a, semble-t-il, a priori, aucune
1. Herelics, chap. vi : Chrislmas and Ihe j^sthelesy et p. 25 et 26. Orlhodoxy, passim. Cf. ci-dessus, p. 41 à 44 et 51, 52, od.