‹ G. K. Chesterton, ses idées et son caractèreChapitre 60 sur 76 · Voir par exemple, Orihodoxy, p · texte numérisé non relu

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répugnance à admettre quoi que ce soit dans le domaine du merveilleux. Toute étrangeté lui paraît vraisemblable. Eh bien ! une telle largeur d'esprit, un tel « libéralisme » n'est, je le crains, nullement « orthodoxe ». L'Eglise fait la police et la critique du merveilleux ; elle ne juge pas tous les récits également recevables ; elle ne distingue pas seulement entre le merveilleux divin et les autres, mais d'abord entre le merveilleux réel et celui qui n'est qu'invention et amusement d'esprit. Sa métaphysique n'est pas celle du pays des fées. Bien plus, dans ses Livres saints mêmes, elle reconnaît que des récits symboliques peuvent prendre place à côté de l'histoire', que des expressions figurées, anthropomorphiques et qu'il ne faut pas prendre à la lettre % peuvent donner à la narration un air de légende. Dans les traditions populaires, elle fait un triage ; elle n'admet pas ce principe de critique « démocratique », qu'une foule ignorante soit plus croyable que des experts % Ce ne sont pas seulement les pédants de la haute critique allemande qui passent au crible la compétence des témoins ; aucun exégète catholique digne de ce nom ne peut se dispenser de le faire. Car, en vérité, la question est grave. Les sceptiques complets, qui rejettent en bloc toute espèce de merveilleux, ne sont pas les seuls à ébranler les croyances religieuses. Les tra-

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