‹ G. K. Chesterton, ses idées et son caractèreChapitre 63 sur 76 · Décret Lamenlabili, n° 25 (Denzinger-Bannwart · texte numérisé non relu

Décret Lamenlabili, n° 25 (Denzinger-Bannwart

propret Quoi qu'il en soit, il ne s'attarde pas à cette question. Il parle seulement, avec grande justesse, du caractère dominateur, enveloppant, inévitable d'une « évidence complexe ».

Un homme, dit-il ailleurs dans son style paradoxal, est partiellement convaincu d'une chose, parce qu'il en a découvert telle ou telle preuve, qu'il est capable d'exposer. Mais un homme n'est pas réellement convaincu d'une théorie philosophique, quand il trouve que quelque chose la démontre. Il n'en est réellement convaincu que quand il trouve que loul la démontre.

Seulement ces convictions entières sont les plus difficiles à exposer :

Par exemple si, à brûle-pourpoint, on demande à un homme de la moyenne intelligente, pourquoi il préfère la civilisation à l'état sauvage, il regardera autour de lui, d'un air embarrassé, considérant les objets l'un après l'autre, et ne pourra que répondre vaguement : Eh bien ! il y a la bibliothèque..., le charbon et le seau à charbon..., et le piano..., et les agents de police *.

C'est bien le cas des convictions religieuses. Quand on a vécu dans le catholicisme — j'entends d'une vie consciente et réfléchie, — on lui a découvert de tous côtés tant de racines, une telle multitude de tenants et d'aboutissants dans le monde et dans l'âme, on a fait si fréquemment l'expérience de sa valeur, on a vu ses rayons illuminer tant d'horizons et éclairer

1. Au contraire, et nous le verrons tout à l'heure à propos du miracle.

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