‹ G. K. Chesterton, ses idées et son caractèreChapitre 64 sur 76 · Orlhodoxy, p · texte numérisé non relu

Orlhodoxy, p

tant de recoins obscurs, que décidément il devient dans l'esprit l'objet central, la clef de voûte qui fait tenir l'édifice entier ; et l'on est sûr que, si on l'ôtait, tout croulerait à l'instant, que si cela n'était pas vrai, rien ne le serait.

Le second motif de crédibilité, allégué par l'auteur d^Orihodoxy, pièce détachée de cet ensemble composite, mais possédant une consistance propre, c'est le miracle. Sur ce sujet, Chesterton s'exprime avec une rondeur dépourvue de nuances et une simplicité excessive, qui le placent bien loin, trop loin, des partisans de l'apologétique d'immanence. Tandis que, pour eux, la valeur des dispositions intimes absorbe et étouffe celle du fait extérieur, il a tendance à les effacer complètement devant lui. Que des miracles soient arrivés en fait, dit-il, « je le crois, comme je crois à la découverte de l'Amérique, sur un témoignage humain. Il n'y a là qu'un fait logique, qui demande seulement à être établi et tiré au clair ^ ». Et il soutient que les négateurs du miracle ont par devers eux une doctrine, un système a priori, qui les force à le rejeter, tandis que les croyants n'en ont pas. Là-dessus il reprend son principe de critique « démocratique », qui met les témoins ignorants et dépourvus de compétence sur le même pied que les autres. Une vieille marchande de pommes est digne de toute croyance, aussi bien

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