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Illùpital liclhlcliciii.)
peut-être est la tombe du jurisconsulte Sir Julius Caesar, dans la grande église de Saint-Helene. Stone est un des rares vieux artistes qui nous aient laissé des documents. Son livre de comptes est au Musée Soane. Son fils aîné, Henry, est le peintre que l'on désigne sous le nom de Vieux Stone. Caïus Gabriel Cibber (1630-1700), né à Flensborg, dans le Holstein, étudia sous la direction de Nicholas Stone. Cet artiste est surtout connu par les deux statues, r^élancolie et Folie furieuse (fig. 546), qu'il a faites pour l'asile d'aliénés de Bethlehem. Cibber travailla aussi à Chatsv\^orth et sculpta le Phœnix qui est au-dessus de la porte sud de la cathédrale de Saint-Paul. On lui doit également le panneau en relief qui décore la façade ouest du Monument de Wren ", à Londres. Cibber épousa une Jane Colley, qui lui donna pour fils Colley Cibber-
11 faut arriver jusqu'à Grinling Gibbons pour trouver un sculpteur qui ait travaillé hardiment, et d'une manière réellement expressive, dans l'esprit de la Renaissance. Gibbons, aux mérites duquel on ne rend pas encore suffisamment justice, naquit en Hollande de parents anglais. Comme artiste, il fut à la fois un dessinateur habile et un technicien de premier ordre. Mieux favorisé par les circonstances, ces deux qualités l'auraient certainement rendu beaucoup plus célèbre. Ses meilleures œuvres se trouvent à Chatsworth, à Petvv^orth, à Burghley, à Saint-Paul de Londres et au Collège de la Trinité d'Oxford (fig. 1 79). Un des bronzes les plus beaux de toute l'Europe
Fig. 547. — Colley Cibber, terre cuite coloriée
par un inconnu.
(A la Galerie Xationale
des Portraits.)
SCULPTURE. - PERIODE MOYENNE
FiG. 548. — Jacques II, PAR Grini.ing Gibbons.
(A Saiiil-Janie's Pari:.)
est sa statue de Jacques II, autrefois derrière Whitehall, et que l'on a transportée, il y a quelques années, dans le parc Saint-James (fig. 548). Gibbons dessina et exécuta le piédestal de la statue de Charles II, de la grande cour rectangulaire du Château de Windsor, et il se peut qu'il ait fourni des esquisses pour le beau piédestal, sculpté par Marshall, de Charles T' par Le Sueur, qui est à Charmg Cross. On attribue aussi à Gibbons, mais contre toute probabilité, un grand nombre de sculptures sur bois.
Francis Bird, né à Londres (1667-1731), fut plus ou moins
l'héritier des méthodes de Cibber et de Gibbons. Après avoir
passé son enfance à l'étranger, cet artiste profita de l'exemple de ces deux maîtres. On a beaucoup décrié ses œuvres ; cependant sa statue de la reine Anne, devant l'église de Saint- Paul, méritait mieux que le mépris ou elle a été tenue pendant deux siècles : une copie de Belt nous prouve qu'elle ne manquait pas d'équilibre artistique et d'unité. Son grand relief du fronton de la porte ouest de Saint- Paul a des fautes de goût. La lumière solaire, en rayons de pierre, n'est pas heureuse : le côte pittoresque du travail est généralement exagéré. Mais les personnages pris individuellement sont de bonnes sculptures. Il en est de même de la statue du docteur Busby, à l'abbaye de Westminster.
Tous ces artistes travaillaient sous l'inspiration du mouvement décoratif de la Renaissance. Les draperies leur donnaient la possibilité de faire des oppositions de lumière et d'ombre. Ils compliquaient les mouvements de leurs personnages et
Fig. 549. — Le Docteur
Johnson, par Bacon.
(A la Cathédrale
Saint-Paul.)
Fio. 55o. — Samukl
W'il.lîKRlORCK, PAR s. JoSKPH.
(A r.\hha)-e de Wcstininatcr )
grandi: liRI-yr ACNE Ll I RI. AN DU
recherchaient les occasions de faire passer de l'ornement dans leurs œuvres. Cette tendance, convenablement employée, aurait permis a la sculpture anglaise de s'élever au niveau de la peinture ; elle fut abandonnée pour une sévérité classique qui ne peut se concevoir que chez les Grecs, c'est-a-dire dans une société ou l'habitude de voir nu le corps humain avait conduit à un sentiment de la forme que 1 on ne peut acquérir dans un atelier, en copiant des modèles dociles. Les idées classiques furent funestes aux artistes anglais du XVlll siècle. Elles tendirent a les faire renoncer aux principes justifiés sur lesquels s'étaient fondés leurs devanciers, pour n'accepter, en retour, que le mirage dune science qui ne vaut que si elle est complète. Quatre sculpteurs peuvent surtout être cités dans le nombre de ceux qui pensèrent faire renaitre la pureté et la modération classiques ; ce furent Thomas Banks, Joseph Nollekens, John Bacon et John Flaxman. Banks (1735-1805) fut le premier sculpteur anglais qui fit appel à l'élégance grecque pour donner du charme à son art. Nollekens (I 735-1 823), originaire des Pays-Bas, avait les mêmes prédilections ; mais une destinée plus heureuse l'obligea à faire surtout des bustes, et il trouva le moyen de leur donner assez de vie, encore que les détails en soient négligés.
lohn Bacon (1740-1799) fut le premier étudiant de l'Académie royale qui obtint une médaille d'or pour la sculpture. Sa meilleure œuvre est probablement la statue de Johnson (fig. 549), à Saint- Paul. Le mouvement de cette statue est convenable ; les draperies en sont bien jetées. L'ensemble se rapproche suffisamment de l'esprit romain. Bacon fut aussi un assez
FiG. 55 1
— Georges III, bronze PAR Wyatt.
(Cockspur Slreet.)