‹ G[ustave] Michaut: La Bérénice de RacineChapitre 5 sur 26 · X AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

X AVERTISSEMENT

rechercher ses véritables doctrines littéraires, son véritable système dramatique, et, à juger Racine d'après Bérénice^ on n'aurait de son génie qu'une idée incomplète et fausse.

Mais, à y regarder de plus près, j'ai pensé autrement.

Certains indices m'ont fait croire qu'à l'époque même où Racine venait de publier Bérénice, il s'est produit dans sa vie intérieure, sinon une vraie crise, du moins un commencement d'évolution morale, dont sa conversion, si brusque d'apparence, après l'échec de P/rèrfre, aurait été l'aboutissement lointain. Bérénic e aloj;sjer âJj ^^ dernière pièce qu'il ait composée au mom ent où la gloire littéraire ^^^^t ^"^^^^ tout pour lui ; où U se mettait tout entier à la conquérir, sans hésitation ni scrupule ; où, prenant chaque jour plus claire conscience de son génie et désireux de le faire reconnaître à ses ennemis mêmes, il redoublait d'efiforts pour en donner l'expression la plus originale et la plus parfaite. Et de cela seul Bérénice recevrait une valeur toute nouvelle.

La légende d'après laquelle Henriette d'Angleterre aurait imposé leur sujet commun à Corneille et à Racine, quand je l'ai plus attentivement examinée, m'a paru, sinon évidemment

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