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II* PARTIE, SAINTS DU DIOCÈSE

grêle qui menaçait les moissons. On y signale surtout son ardeur à faire cesser le culte qu*on rendait au démon sur les rives du Tarn. Il y opéra divers prodiges. C'est là qu'il eut occasion de connaître Tillustre fille de Clolaire II, sainte Enimie, qu'il consacra abbesse du monastère qu'elle avait fondé à Btirlatis.

Dans le chapitre IV de celte deuxième partie, nous prouvons contre les BoUandistes que ce saint ne peut être confondu avec saint Hilaire, mort vers lo milieu du sixième siècle. Saint Hère, auquel il serait plus opportun de donner le nom d'Isère, pour éviter l'homophonie avec Hilaire, occupa le siège de Mende dans les premières années du septième siècle, et, selon nous, succéda à Parthenius. Dans le langage du pays, c'est saint Chelirs dont on a fait saint Chely. Il est nommé aussi quelquefois saint Hélirs. Pour quiconque a connaissance de l'idiome de ces pays de montagnes, il ne s'élève aucun doute sur l'origine du nom de la petite ville de Saint-Chely-d'Apcher et de c^lui du village de Saint-Chely-du-Tarn. C'est à saint Hère ou Hélirs que ces deux localités sont redevables de leur appellation et nullement à Saint-Hilaire.

La fêle de saint Hère ou Isère est marquée pour le premier décembre dans le Propre du diocèse de Mende.

Nous inclinons fortement à croire que ce saint était originaire du Gévaudan. Dans ces temps anciens, les évêques étaient ordinairement choisis parmi les membres du clergé diocésain. C'était un effet naturel de

l'élection. Cela est démontré en général pour tous les sièges de l'Eglise universelle jusqu'au douzième ou treizième siècle. Plus tard même, jusqu'au seizième siècle, cette règle fut suivie, quoiqu'il se soit présenté dans cette seconde période un assez grand nombre de dérogations à ce principe. Ce que nous disons en ce moment a pour bu( de revendiquer pour le Gévaudan l'honneur d'avoir vu naître saint Hère, et nous voyons en cela une très-grande probabilité.

SAINTE ENLMIE.

Sainte Enimie, fille de Clotaire II, selon les légendes les plus accréditées, consacra au Seigneur sa virginité. Nous avons retracé dans le chapitre V de la première partie ce que la tradition nous apprend sur cette princesse illustre par sa piété. Sa vie a été l'objet d'un poème en langue romane, qui remonte à peu près au treizième siècle, mais il n'est pas possible de fonder une parfaite croyance sur les faits qui y sont racontés, et dont nous en avons reproduit quelques-uns dans nos Recherches , etc. , publiées en 1846, et dans une petite Yie de sainte Enimie, imprimée en 1849. Nous ne pouvons donc ici nous répéter. Pour ce qui est de l'existence de cette sainte, il est bien impossible d'élever un doute, car la localité qui

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