H* PARTIE, SAINTS DU DIOCÈSE
a quitté son vieux nom de Burlalis pour prendre celui de sainte Enimie en est un monument irrécusable , quoique l'histoire du roi Clotaire il ne fasse aucune mention de cette princesse. La fèie de sainte Enimie est fixée au 6 octobre, et son culte est encore en grande vénération dans les pays circon voisins.
SAINT FRÉZAL.
Ce saint évêque de Mende est nommé en latin du moyen-âge Frodoaldus , Fredoaldus et Fredaldus. Le rituel de Paris le nomme en français saint Frezaut. On est à peu près certain que saint Frézal était originaire du Gévaudan, et qu'il appartenait à la noble famille de Canilhac, dont le château avoisinait la Canourgue. Nous avons dit dans le chapitre III de celte partie que saint Frezal trouva un bourreau parmi ses proches parents qui lui donna la mort, sous le règne de Louis-le-Débonnaire. La fête de ce saint évêque de Mende se célèbre le 4 septembre.
Tels sont les saints que l'Eglise de Mende honore en particulier. Il est regrettable que les actes de chacun de ces serviteurs de Dieu soient enveloppés de tant d'obscurités historiques, et que les légendes où leur vie est développée avec une certaine étendue , ne puissent être considérées, dans leur intégrité,
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comme des monuments rigoureusement historiques. Ce qui nous semble hors de doute, c'est que leur existence est réelle. Elle se prouve par les chapelles érigées en leur honneur, par les localités qui portent leurs noms et par plusieurs autres circonstances analogues.
Nous nous empressons d'ajouter que sans le grand schisme d'Occident qui désola l'Eglise , après la mort d'Urbain V, nous aurions eu certainement à inscrire parmi les saints du Gévaudan ce grand pape.
Nous entrons h ce sujet dans quelques détails au chapitre XVIII en présentant une courte biographie de ce pape. Il en est de même, selon Ciaconius, de la mère de ce grand pontife , femme d'une éminente piété que plusieurs auteurs ont considérée comme sainte. C'est Amphelise de Sabran que Ciaconius appelle Amphelise de Montferrand, Ampliilisia Monferrana, nobilis femina et religiosissima qiiœ à mulds sancta exislimata est. Selon Moreri , cette vertueuse mère d'Urbain V fut enterrée à Bedouez, et c'est pour honorer sa sépulture que ce pape fonda une Collégiale en ce lieu, qui était un des domaines de sa famille, ainsi que Quézac. Nous croyons, avec beaucoup de fondement, qu'Amphelise de Montferrand appartenait à la noble famille qui possédait le château de ce nom dans la paroisse de Banassac , près de la Canourgue. Ce château est aujourd'hui une ruine très-pittoresque sur un rocher qui domine la rivière du Lot et le nouveau village de la Molhe.
Il" PARTIE , NÉCROLOGE DES PRÊTRES , ETC. 30o