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PREMIÈRE PARTIE, NOTIONS PRÉLIMINAIRES

de Monde, unissait à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille , celle de Banassac sise à la Canoiirgue , il fondait h Chirac un monastère soumis h ladite abbaye de Saint-Victor. Ce lieu est nommé Cyriacum , dans la charte de fondation. Nous ne savons si ce nom proviendrait de saint Cyriaque, comme semble le prétendre M. Walckenaér, en donnant le nom de Saint-Cyriaque à celle localité. Aucun document n'autorise cette opinion.

C'est en 1062 qu'eut lieu celte fondation. Le monastère fut bàii hors de l'enceinte de Chirac, comme c'était un usage constant, et de même que nous l'avons vu pour le monastère de Banassac, sis à la Canourgue. Autour de cette maison religieuse vinrent bienloi s'agglomérer des habitations qui ont donné naissance au village actuel du Monaslier, Monaslermm. C'est ainsi, comme nous l'avons dit, que le monastère de Banassac, édifié h quelque dislance de cet Oppidum , fit surgir la ville de la Canourgue. il est impossible d'admettre que la fondation , après avoir été faite à Chirac, fût ensuite transférée au Monaslier, car c'est justement le monastère, s'il faut le répéter, qui est l'origine de ce village. La ville actuelle de Chirac était donc, en 1062, une localité assez importante et nous croyons qu'elle égale Banassac et la Canourgue en antiquité.

Les deux historiens du Languedoc, D. Vaisselle et D. de Vie, nous disent que l'église monastique de Chirac fui consacrée en l'an 1095, parle pape Urbain II,

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OU du moins en sa présence par les archevêques et évoques (lésa suite. Il est pourtant certain que le P. Longueval dans son histoire de l'Eglise gallicane n'en dit pas un mot, quoiqu'il entre dans un détail minutieux sur le voyage d'Urb:iin II, en France. Bien mieux , D. Ruinart, qui a écrit très-exactement et longuement la vie du même Pape, ne parle pas davantage de ce fait. Il se contente de dire qu on croit que Urbain II dédia plusieurs églises dans l'Aquitaine et la Provence, et il ajoute que c'est chose incertaine, incertum. est. L'abbé Prouzet cite donc très-mal à propos le numéro 188 de la vie d'Urbain II par D. Ruinart. Là , pas plus qu'ailleurs , il n'est question , ni de Chirac, ni de Gévaudan. Nous n'avons donc pour garantie de ce voyage d'Urbain II , dans le Gévaudan , que l'assertion des susdits auteurs de l'Histoire du Languedoc. Ils citent, comme preuves, les manuscrils de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. Le pape allait , disent-ils, de l'abbaye de la Chaise-Dieu à Nîmes. « Il prit ensuite sa route par le Gévaudan et passa à » Chirac, monastère situé vers les frontières de ce » pays et le Rouergue. Il en fit consacrer l'église en sa » présence par les archevêques et évêques qui étaient » à sa suite, du nombre desquels était Aldebert, évê- » quedeMende» [Livre 15).

Il est certain que Guillaume Grimoard, né à Grizac, prit l'habit religieux dans le monastère de Chirac, au lieu où est aujourd'hui le Monastier et que, lorsqu'il fut monté, sous le nom d'Urbain V, sur U*

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