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PREMIÈRE PARTIE, NOTIONS PRÉLIMINAIRES

été remporlce sur les Sarrasins en ce même endroit qui en tirerait son nom glorieux. En reconnaissance de celte victoire, le général , qui s'était placé sous la protection de Marie , aurait érigé cette église comme monument de ce bienfait signalé. Selon la tradition locale, ce général serait Charles-Martel. Nous ne croyons pas qu'il se soit porté, de sa pejsonne , dans ces montagnes, pour combattre les Sarrasins, mais nous pensons qu'un de ses lieutenants y mit en déroute un corps expéditionnaire d'Abdérame et y bâtit une église en l'honneur de Notre-Dame de la Victoire. On sait que la défaite totale des Sarrasins, dans les champs de Poitiers, par Charles-Martel, eut lieu en 752. Si l'église, telle qu'on la voit aujourd'hui, remontait avec certitude à cette époque, ce serait un des plus précieux monuments de la France. Cela n'est pas prouvé. Nous pouvons dire seulement qu'elle est solidement construite en pierres de grand appareil et qu'elle est intérieurement décorée de colonnes de marbre. Depuis long-temps elle n'est plus livrée au culte sacré. La commune de Moissac, canton de Saint-Germain de Calberte , dans l'arrondissement de Florac, possède cette église, mais la population en est h peu près exclusivement calviniste. Il ne fimt pas attendre do cette secte qui n'a apparu au monde qu'avec une sape et une coignée à la main , comme les anciens Vandales, la réintégration de ce monument dans ses honneurs primitifs qu'il tenait de la foi catholique.

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IV. Nous lisons dans le P. L'Ouvreleul ce qui suit i 0 II y avait autrefois une église monacale h Grandrieu, » mais les moines se voyant sans cesse inquiétés par » les seigneurs voisins, qui usurpaient leurs droits et » les empêchaient à main armée de jouir de leurs » revenus, cédèrent tout à l'évêque de Monde et se » retirèrent. » Le défaut de monuments écrits ne nous permet pas de vérifier l'assertion du Père L'Ouvreleul , mais nous la considérons comme fondée. Aujourd'hui Grandrieu (Grandis Rivus) est une cure titulaire de seconde classe.

Toutes ces institutions monastiques appartenaient à l'ordre célèbre des Bénédictins, sans en excepter les religieuses de Mercoire, qui étaient Bernardines de l'ordre de Citeaux, une des nombreuses ramifications de celui de Saint-Benoît. Sans doute, si le monastère de Saint-Privat remontait au troisième siècle nous ne pourrions le faire figurer comme monastère bénédictin, puisque saint Benoît ne naquit que vers l'an 480. Nous ne disons pas non plus qu'aussitôt après la mort de saint Privât il se soit élevé un vrai monastère sur ses reliques. Nous n'y voyons qu'une aggrégation ascétique qui aura pu, après la paix rendue à l'Eglise, se développer assez pour que vers le commencement du sixième siècle la règle de saint Benoît ait pu y être adoptée.

Avant de parler des couvents d'hommes et de femmes qui exisiaient dans ce diocèse en 1789, nous croyons devoir présenter quelques notions sur les chapitres collégiaux qui y étaient établis

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