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PREMIÈRE PARTIE, NOTIONS PRÉLIMINAIRES

exact que possible fait en l'année i770 et que nous avons sous les yeux , les revenus du clergé provenant de ses propriétés, sans aucune charge pour le trésor public, étaient réparties ainsi qu'il suit :

129 archevêchés ou évêchés (sans la Corse). 4,909,000 fr.

6oo chapitres cathédraux et collégiaux. . . 8,299,900 fr.

40 mille curés 40,000,000 fr.

50 mille vicaires 7,750,000 fr.

Total 60,958,900 fr.

Le nombre des titulaires n'est plus aussi grand à beaucoup près , mais comparativement à l'ancien ordre de choses le traitement que l'état alloue au clergé est considérablement inférieur à celui que ce premier corps de la monarchie française tirait de son propre fonds. II est donc extrêmement important de remarquer que la somme aiïeciée annuellement au clergé dans le budget est loin d'être équivalente aux revenus que TEglise de France percevait des propriétés qui lui ont été ravies.

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le haut campanile est en charpente, de même que l'élégante flèche de Saint-Bénigue à Dijon. Paris ne possède pas une seule flèche en pierre.

Nous devons insister sur la distinction établie entre les clochers en forme de flèches et ceux en forme de tours. C'est pour cette raison que nous ne pouvons établir une comparaison entre le clocher de Mende et celui de Rodez. Ce dernier est du genre des tours, de même que celles qu'on admire à Reims, à Orléans, h Paris, à Bourges, à Amiens, à Tours, à Sens, h Lyon, à Toul et en quelques autres villes.

Nous ajoutons, en terminant, que dans tout le reste du diocèse de Mende, il n'existe pas une seule tour campanaire qui mérite d'être mentionnée. Presque tous les clochers paroissiaux sont des constructions où l'on a consulté, avant tout, l'appropriation au bui proposé. Ces bâtiments sont surmontés de toitures peu gracieuses recouvertes de ces épaisses ardoises qu'on nomme lauzes dans le pays. Néanmoins quelques-uns de ces clochers méritent l'attention des archéologues par leur haute antiquité. 11 en est qui , h coup sûr, remontent à l'époque romane, ainsi que les églises auxquelles ces clochers sont annexés. Un grand nombre de ces dernières sont de forme bénédictine et l'on sait que les clochers de ces églises sont constamment d'une extrême simplicité. Nous ajoutons avec regret que presque toutes les toitures des clochers, dans le déparlement de la Lozère, furent abattues sous le règne de la terreur révolutionnaire.

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On délibéra même pour raser les deux belles flèches deMende, mais des sommes considérables auraient dû être dépensées pour dresser les échafaudages. Cette économie devint leur salut. ( Voir la noie sur le présent chapitre, à la fui du volume.)

En terminant cette première partie, il ne nous semble pas inutile et oiseux d'extraire des documents statistiques du P. L'Ouvreleul diverses notions sur l'état ancien du diocèse de Mende , en ce qui concerne son organisation ecclésiastique.

Ce diocèse était partagé en quatre archiprètrés dont les titulaires exerçaient une surveillance sur les paroisses qui en relevaient. Les archiprètrés faisaient la visite de ces paroisses lorsque l'évèque les chargeait de ce soin.

C'étaient : 1" l'archiprêtré des Ceveanes, vers le Tarn; 2® Celui de Barjac, vers le Lot; 5» celui de Saugues, vers l'Allier; 4° celui de Javols, vers la Trueyre ou Troire.

Le premier renfermait quarante-deux paroisses; le second en comptait aussi quarante-deux; le troisième se composait de cinquante-sept paroisses; le quatrième en avait pareillement cinquante-sept. La paroisse de Mende et son annexe de Chastel-Nouvel n'appartenaient à aucun archiprêtré. Ces nombres réunis présentent un total de deux cents paroisses.

Sous ce rapport , le diocèse de Mende était remarquablement supérieur à un grand nombre d'autres diocèses de France, surtout dans les contrées méri-

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dix pieds de hauteur, mais en y comprenant les anses, ce qui réduit la cloche proprement dite à deux mètres soixante centimètre, à peu près. Qu'il nous soit permis encore une fois de déplorer la calamiteuse invasion du protestantisme qui , en 1579, brisa cette riche sonnerie, laquelle était sans nul doute une des plus remarquables du monde catholique, bien que la renommée se soit montrée ingrate à son égard.

Neuf cloches ont repeuplé, en 1846, le grand clocher; mais leur réunion n'équivaut pas en importance, quoiqu'elles contiennent quatorze milliers de métal sonore, h la sixième partie des deux anciens bourdons.

Un coup d'œil de comparaison entre la cathédrale de Mende et les autres cathédrales de France ne sera peut-être pas dépourvu d'un certain intérêt. Cette église, considérée indépendamment de ses deux clochers à flèche , nous paraît susceptible d'être classée dans la catégorie des édifices de ce genre que l'histoire de l'ail chrétien , dans notre patrie, groupe au troisième rang. Nous devons lui assigner une place honorable dans cette dernière catégorie et la mettre bien au-dessus du trop grand nombre de nos cathédrales françaises qui y sont rangées. Pour ne parler que de celles qui avoisinent Mende , il est bien certain que Viviers, Sainl-Flour et Nimes lui cèdent le pas. Mais Rodez et Le Puy l'emportent sur la cathédrale mendoise.

Il faut bien reconnaître maintenant qu'il existe une

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