PREMIÈRE PARTIE, NOTIONS PRÈLIMINAIRIS
bords de la Trueyre et de l'Allier, qui mainleuaiU sont à peu près déboisés.
Adrien de Valois, dans l'arlicle Gabalum de son savant ouvrage intitulé : Notilia Galliarum , ne nomme que deux montagnes des Cevennes, dans le Gévaudan, savoir : la Lozère (Lesiira) et la Margeride { Margarida ) ; celle-ci remarquable par la rivière de Trueyre ( rWo6Ws ) qui y prend sa source, celle-là par la rivière du Tarn qui en découle. En effet , la Trueyre naît au versant occidental de la Margeride, arrose Serverette et le Malzieu, puis, après avoir parcouru la partie méridionale du département du Cantal, entre dans celui de TAveyron et se réunit au Lot, à En Ira igues (/«fer agwas). Sidoine Apollinaire mentionne cette rivière qu'il ne faut pas confondre avec le Triboulin , sur les bords duquel est bâtie la ville de Gabalum ou Anderitum Gabalonim , aujourd'hui Javols ou Javoulx. Le Triboulin se joint à la Trueyre, à une faible distance de ce dernier bourg.
Le Tarn est un des trois grands affluents de la Garonne. Il prend sa source au versant méridional de la montagne de la Lozère, arrose le bourg de Pont-de-Montvert, passe près de Florac, et continuant son cours vers l'ouest, il coule encaissé dans de profondes gorges près des petites villes d'Ispagnac et de Sainte-Enimie, entre ensuite dans le département de l'Aveyron, passe à Milhau, et après avoir arrosé AIbi et Monlauban , se jette dans la Garonne au dessous de Moissac. Cette rivière considérable parcourt ainsi
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quatre départements dont deux prennent son nom , celui du Tarn et celui de Tarn-et-Garonne. Ausone prétend que le Tarn roule des paillettes d'or. Sidoine lui applique justement Fépithète de citiis, rapide. Il est en France peu de rivières dont le cours présente des sites aussi abruptes et aussi sauvages. Non loin de Saint-Préjet, commune de la Lozère, est un endroit connu sous le nom de Pas-dii-soiici, où deux montagnes rapprochées à leur sommet offrent au génie le projet hardi d'un pont qui n'aurait pas moins de six cents mètres d'élévation au dessus des flots écumants du Tarn. Il existe une curieuse légende, sous le nom de P as-dti- souci , ingénieusement racontée parle comte Amédée de Beaufort, dans son livre qui a pour litre : Légendes et traditions populaires de ta France j 1840. L'auteur, étranger par sa naissance à ce pays, a commis quelques erreurs topographiques qu'il est facile de relever et de corriger.
Le Lot est un autre affluent de la Garonne. Il prend sa source au versant septentrional du mont Lozère , non loin du bourg du Bleymard. Il arrose la ville de Mende et le bourg de Chanac , passe près de la petite ville de la Canourgue, après avoir coulé dans des gorges presqu'aussi abruptes que celles du Tarn. Pais il entre dans le département de l'Aveyron qu'il traverse, après avoir arrosé les villes de Saint-Génies et d'Espalion , pénètre dans le département du Lot , environne presque complètement la ville de Cahors, et puis après avoir parcouru une bonne partie du dé-