PREMIÈRE PARTIE, NOTIONS PRÉLTMINAIRES
parlement de [.ot-et-Garonne se joint h ce dernier fleuve, à Aiguillon.
Le nom de cette rivière présente beaucoup de variations. On la trouve nommée dans les anciens géographes latins Olilis, OUis, OUa , Oldiis. Les termes français qui y correspondent sont Ooldj OUI, OU, Ouid. En y attachant l'article , il en résulie les noms suivants : VOold, VOld , VOlt, VOuld. On a fini par confondre l'article avec le nom et il en est sorti l'appellation aujourd'hui consacrée de Lot. 11 est vrai que dans le langage usuel du pays c'est toujours , sans article, OU ou OnoU. Ainsi pour ne citer qu'un exemple, on écrit, même en français : Saint-Laurent de Rive d'Olt, à cause de la position de ce village sur le Lot. Plusieurs de ces remarques ont été faites par le célèbre Jules Scaliger, fils d'un père aussi célèbre.
Sirabon nomme les trois affluents principaux de la Garonne : Tamis, OUiis, Duranius.
Le Lot est nommé parmi les rivières que mentionne Théodulphe, dans ce distique :
Ruvttj Mosella, Liger , VuUimiiis, Malrona, Ledus,
hier, Arax, Gabanis, Olitis, Albis, Arar.
La plus grande rivière qui ait sa source dans le Gévaudan est l'Allier, affluent principal de la Loire. César lui donne le nom d'E laver. Dans Grégoire de Tours elle est appelée Elauaris ou Elauris. Suger , dans sa vie de Louis-le-Gros, l'appelle indifl'éremment Alaris, Aleris, Helerius , Helarius. Pépin , roi d'A-
qiiilaine , dans quelques-unes de ses lellres , parle de six vaisseaux qui parcourent les rivières de ses domaines. Il nomme la Loire, Ligeris ; l'Allier, Heleris; le Cher, Caris; la Dordogne, Dordonia; la Garonne, Garomia (altération de Garumna); la Vienne, Vincenna.
L'Allier descend de l'extrémité méridionale de la Margeride, à peu de distance d'un hameau nommé Chaballier (cap ou source de l'Allier). Arrivé au village de la Bastide , l'Allier sépare les deux départements de la Lozère et de l'Ardèche, coule près de la ville de Langogne et après avoir arrosé les départements de la Haute-Loire , du Puy-de-Dôme et de l'Allier, il entre dans le département de la Nièvre et s'y joint à la Loire, au dessous de Nevers.
On nous saura peut-être gré, dans ces quelques détails hydrographiques, de faire remarquer qu'à une très-faible distance des sources du Tarn, du Lot et de l'Allier qui vont se décharger, par la Garonne et la Loire, dans l'Océan, naissent d'autres rivières, telles que le Ghassezat, la Céze, le Gard ou Gardon qui vont se joindre au Rhône et, par ce fleuve , dans la Médiierrannée. Nous pouvons citer principalement le petit village du Thor ou Taur, dans la paroisse de la Bastide-sur-Allier, qui voit écouler ses eaux pluviales dans les deux mers. Il serait facile de signaler, dans le Gévaudan , plusieurs autres particularités de ce genre. On a remarqué avec raison que le département de la Lozère ne reçoit aucune rivière qui afflue
l'REMlÉRE PAKIIE, NOTIONS PRÉLIMINAIRES. ^H
des départements limitrophes et que ses eaux alimentent trois des principaux Heuves de la france.
La portion méridionale de ce département donne naissance à plusieurs rivières qui, réunies en une seule, forment le Gard , Vardo ou Vardus. Le Gard donne son nom au département dont Nîmes est le chef-lieu. Nous pouvons à peine compter parmi les rivières de la Lozère , la Ceze Cesuta , qui prend sa source auprès de Saint-André, Cap-Ceze {caput Cesulœ) j près de Villefort. Elle quitte aussitôt ce département pour entrer dans celui du Gard qu'elle traverse et va se perdre dans le Rhône , au dessous de la ville de Bagnols , dans l'arrondissement d'Uzès. Elle roule des paillettes d'or.
Nous n'avons point ici à mentionner d'autres rivières secondaires, qui sont : les affluents du Lot, du Tarn et de l'Allier, telles que la Colagne qui arrose la ville de Maruéjols, la Jonle qui grossit le Tarn , etc. Ces cours d'eau ont dû avoir leur nom lalin dans l'antiquité , mais il serait difticile de le découvrir et il n'en résulterait probablement aucun document intéressant.
PREMIÈHE PARTIE, .\OTIONS PRÉLIMINAIRES.