‹ Gabalum ChristianumChapitre 7 sur 126 · CHAPITRE !î · texte numérisé non relu

CHAPITRE !î

Continuation des notions préliminaires sur le Gabahiin ou Gévaudan.

Long-temps avant la conquête des Gaules, la contrée que nous explorons portait le nom de Gabaliim» César nomme ainsi ce pays qu'il venait assujettir à la domination romaine. Il le représente comme une dépendance des peuples Arvcrni, l'Auvergne actuelle. Nous croyons qu'il serait , sinon impossible, du moins très-difficile, de remonter historiquement à l'origine des peuples Gabali, en les envisageant sous un point de vue spécial. On s'exposerait à élaborer péniblement des conjectures qu'il serait libre cà tout lecteur de répudier ; ou bien h répéter , pour ce peuple en particulier, ce que tout homme un peu érudit n'ignore pas sur les anciens Gaulois. Alors , comme de nos jours, chaque province avait ses usages propres et ceci est un nouveau motif pour ne point attribuer au peuple de Gabahinij sans exception aucune, tout ce que l'histoire nous apprend sur les autres contrées gauloises. Il nous paraît donc plus simple et plus naturel de nous borner à ce que nous pouvons recueillir sur ce peuple, dans les monuments anciens, en ce qui touche les notions (opographiques auxquel-

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les nous nous allachons exclusivement dans cet aperçu préliminaire.

Le nom de Gabalum signifie , selon plusieurs auteurs, un lieu élevé. Sa racine est le mot celtique Gab qui a cette signification. Ceci concorde très-bien avec la position de celte contrée, dont les nombreux cours d'eau s'écoulent dans les trois plus grands bassins de la France : ceux de la Loire, de la Garonne et du Pdiône, ainsi qu'il a été dit. Le bon Père L'Ouvreleul voit , dans le terme Gabalum , une dérivation de celui de Gabalos qui, en grec, signifierait prêtre. Or , malheureusement pour ce naïf étymologiste, le mot Gabalos n'existe pas dans la langue de Démosthène et d'Homère. Ceci ne mérite pas qu'on s'y arrête. Si l'on n'adopte pas la racine Gab , nous croyons que Gabalum ^ Javaliim, Gabala, sont des termes dont l'origine n'est pas plus facile à découvrir que celle de Arve7Tii , Vellavi^ Rulheni , peuples voisins des Gabali.

Ici se présente une singulière analogie sur laquelle nous ne pouvons nous dispenser de fixer un instant notre attention. L'Asie-Mineure nous offre deux villes dont le nom a un intime rapport avec Gabalum. La première est Gabala, dans la province de Lydie. Elle fut érigée en évêché , dans le cinquième siècle , sous le patriarcat d'Antioche. Son évêque, Polycarpe , souscrivit au concile de Calcédoine, au milieu de ce même siècle. La seconde est Gabala ou Gibel , dans la Cœlésyrie. Elle fut pareillement un évêché , au

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