I. Voir à ce sujet les documents cités en appendice. Note E
dire que la ville de Détroit est en communication directe avec New-York.
« Quant à nos opérations militaires, l'utilité de ce chemin est incontestable. Il deviendra, avec lui, facile de transporter les munitions de guerre, les provisions et les troupes jusqu'à Chicago, Green Bay. la Prairie-du-Chien, la rivière Saint-Pierre, etc. Lorsque nos lacs deviennent couverts de glace, nous pourrons voyager par terre en traîneaux. Tout le monde sait que durant la dernière guerre, notre gouvernement a dû, faute de route à travers la prairie noire, encourir une dépense de dix ou douze millions de piastres, qui aurait "été évitée, s'il eût construit dans le temps une l)onne route de communication.
« Faites ce chemin tout de suite, pendant que vous avez la pleine et entière autorité sur le Territoire du Michigan, avant qu'il devienne un Etat indépendant, et vous pourrez juger par anticipation de l'allégement qu'il apportera à vos finances. Il y a plus de dix-sept millions d'acres de bonnes terres dans le Michigan proprement dit, sans compter les quatre-vingtquatorze millions du Territoire du Nord-Ouest. Sans chemin ces terres restent sans valeur.
« Je suis informé que sur nos mers inté-
rieures, — je veux parler des lacs Erié, Saint- Clair, Huron et Michigan, — il n'y a pas moins de cent-cinquante navires qui transportent des familles entières jusqu'à Détroit, en recherche de bonnes terres pour s'y établir; toutes ces familles ont leur argent prêt. Quel désappointement pour ces gens-là quand ils apprendront qu'il n'y a pas de chemin pour se rendre au milieu de cette vaste solitude? Cependant, durant les derniers douze mois, plus de $100,000 sont tombées dans le trésor public pour l'achat de terrains dans le Michigan. La somme eût été beaucoup plus considérable, s'il y avait eu un bon chemin de fait.
«Nous savons, d'après le rapport du Commissaire des terres, qu'environ dix arpenteurs ont été employés à arpenter les terres à l'intérieur du Territoire du Michigan entre Détroit et Chicago ; ce travail a été fait dans le courant de l'hiver dernier. Bientôt on annoncera la vente de ces terres. S'il n'y a pas encore de chemin pour s'y rendre, qui les achètera? Mais que ce chemin se fasse, que cette Chambre le décide ; alors vous aurez des acheteurs ; ils viendront comme un torrent des Etats de l'est. Il est hors de doute que les terres situées le long du chemin projeté se vendront trois cent
pour cent plus cher que dans les conditions actuelles : et ainsi dans la même proportion pour les terrains adjacents \
« Si vous me demandez combien coûtera ce chemin, je vous dirai qu'il ne coûtera rien au gouvernement. La moitié des terrains le long du chemin projeté se vendra beaucoup mieux que tous les autres terrains éloignés. Quel immense profit pour le trésor que cette région inculte exposée à ne donner à l'Etat aucun bénéfice? Ce chemin sera donc d'un grand appoint pour vos finances, pour vos opérations militaires dans toute l'Union aussi bien que dans le Michigan. et il sera une source d'encouragement pour les citoyens des Etats de l'est qui désirent émigrer vers les plaines fertiles de l'ouest.
« Quant à l'amendement proposé à la section deuxième du bill par le député du Tennessee, je n'hésite pas à dire ciue le Président du Territoire du ]\Iichigan. l'honorable M. Lewis Cass ^, connaît par le menu tout ce qui a trait
I. Les premiers terrains offerts en vente, en 1818. trouvèrent des acheteurs à raison de $2.00 l'acre par lot de 160 acres; le quart se paj-ait comptant et le reste dans les cinq années à venir.
I. Second gouverneur du Territoire. Elu le 29 octobre 1813, Lewiss Cass ne cessa d'être gouverneur que le
à la question actuelle, il a traversé à cheval tout le pays, depuis Détroit jusqu'à Chicago^ il connaît chaque pied de territoire : il a donné durant sa longue administration des preuves surabondantes de sa capacité ; il a rempli ses devoirs officiels à la satisfaction du peuple, et son attachement aux intérêts du gouvernement est bien contui de tous ; il est par conséquent la personne la mieux qualifiée pour prendre la direction de l'entreprise. Il est même à désirer qu'il fasse la nomination des commissaires et de leurs assistants. Il trouvera sur le lieu des hommes qui ont souvent travaillé dans ces forêts et qui, moyennant une piastre par jour, feront de meilleur ouvrage que ceux qui étant nommés par le Congrès, auraient la tentation d'exiger trois piastres par jour. J'espère donc que les honorables membres de cette Chambre adopteront mon bill dans sa fomie présente, et m'accorderont les Si. 500 f|ue je demande pour commencer ce chemin. » ^
La Chambre fit mieux, elle lui vota la somme de $3.000. Mais le projet de loi ne fut défini-
6 août 1831. Son prédécesseur fut William Hull, du 1er mars 1803 au 2g octobre 1813.