‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 106 sur 233 · I. Psychologie économique, ■p · texte numérisé non relu

I. Psychologie économique, ■p

On peut dire qu elle a pour effet de concentrer les tra- \ ailleurs dans les usines et, qu’en remplaçant ainsi le travail dispersé et solitaire par le travail fait en commun, elle tend à rendre la tâche moins fatigante et moins ennuyeuse. C’est par un instinct de ce genre que les oiseaux migrateurs se rassemblent en bandes pour entreprendre la périlleuse traversée des mers. De même les travaux des champs pendant la moisson, « cette longue corvée de quatorze ou quinze heures qui se fait en chantant à pleine voix et le déquipage au fléau », rassemblent une foule de travailleurs ; de même les longs travaux

dhi\er se font le soir à la veillée avec un certain charme (i).

Pour résoudre ce problème. Tarde veut l’envisager d’une manière plus générale et chercher les conditions qui rendent le travail ennuyeux et pénible. Or il est un phénomène dont il faut de suite tenir compte, car il caractérise letre vivant : l’habitude. Une machine ne s’habitue, ni ne se fatigue ; mais tout être animé est soumis aux lois de l'habitude, lois qu’on doit envisager ici dans leurs rapports avec l’ennui et la fatigue : « On s habitue à la fatigue même, à l’ennui même. On s’habitue en voytint les autres s’habituer ; c’est contagieux aussi. >

Et pourtant ne semble-t-il pas que l’ennui de certains travaux augmente avec leur répétition ? Aussi doit-on évile travail, même peu fatigant, ne soit fastidieux

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