‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 112 sur 233 · IÔ · texte numérisé non relu

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Or, à mesure qu’il se civilise, l’homme de\ient moins vindicatif, et plus prévoyant en fait de besoins. Il devient alors plus laborieux et plus paisible.

Facteurs climatériques. — Et maintenant quelle est la nature du travail qui s’impose d’abord à l’homme et quel ordre suivent les transformations successives des travaux? Le travail qui s’impose d’abord à l’homme diffère beaucoup d’après les facteurs avec lesquels il doit eompter ; ce sont en général la nature du sol et du climat, les aptitudes et les tendances de la race qui entrent d’abord en ligne de compte. Le premier travail sera donc ici « la cueillette des fruits spontanés d’un sol privilégié»; là, ce sera la pèche ou la chasse; ailleurs « quehpies rudiments d’art pastoral et même d’agriculture ». Aussi l’école de Le Play a eu vivement raison d’insister sur cet élément géographique et climatérique, important au début de l’évolution économique.

L’invention. — Mais ce n’est pas là le facteur constamment dominant de la vie sociale, commcî l’indique cette école ; pour Tarde la nature du travail et les évolutions qu’elle subira dans la suite, dépendent avant tout de l’invention : la cueillette, la pèche, la chasse, le pâturage ont été et seront renouvelés, métamorphosés au cours des âges par le génie inventif, grande cause de toutes les évolutions. Cela est encore plus évident pour l’agriculture et l'industrie, formes de la production

moins stationnaires, moins réfractaires au progrès que celles que nous venons d’énumérer.

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