‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 127 sur 233 · I . Psychologie économique, t. I«r, p. 33o · texte numérisé non relu

I . Psychologie économique, t. I«r, p. 33o

est pas le tout, deux choses en effet sont à considérer dans cette notion : « m le capital essentiel, nécessaire : c'est l'ensemble des inventions régnantes, sources premières de toute richesse actuelle ; 2° le capital auxiliaire, plus ou moins utile ; c’est la part des produits nés de ces inventions, qui sert, moyennant des services nouveaux, à créer d’autres produits ».

L’auteur emprunte alors à la botanique une image heureuse et frappante, dont il va du reste faire un usage continuel. Il compare le capital à la graine d une plante et de même que dans cette graine, nous trouvons deux éléments ditférents et inégalement utiles : le germe et les cotylédons, celui-là absolument indispensable, ceuxci très utiles seulement, de même nous trouvons ici un élément indispensable, le capital- germe, c’est-à-dire, le capital nécessaire, essentiel, intellectuel, bref le capital-invention ; et un élément utile, mais moins nécessaire, le capital-cotylédon, c’est-à-dire le capital auxiliaire, l’outillage, les matériaux, les approvisionnements, le capital matériel.

Dès lors, ces deux éléments diffèrent profondément, ils ne s’accroissent pas de la même façon : le premier « s’accroît par une dépense de génie et d'ingéniosité » ; le second par le travail et l’épargne. Ils se détruisent aussi différemment : pour détruire une invention, il faut ou bien une invention nouvelle qui substitue un nouveau produit à l’ancien, ou bien un

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