‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 148 sur 233 · I. Psychologie économique, t. II, p. 56-6j · texte numérisé non relu

I. Psychologie économique, t. II, p. 56-6j

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et dont M. Ribol (i) a bien analysé l’influence, « et l’intelligence calculatrice, qui répand, exploite, utilise les inventions et en tire le meilleur parti ». Mais l’action directe de la concurrence n'a été féconde <ju’en réclames et en falsitîcations, « en déploiement multiforme du mensonge ».

Ce n’est pas à dire qu’elle ait été inutile ; car comme toute lutte, elle a l’avantage d’affiner l’esprit, de stimuler l’activité individuelle, de pousser à des efforts féconds et rénovateurs ; mais on ne peut expliquer par elle les merveilles du génie humain. Au reste les faits ont prouvé manifestement sa stérilité et son insuffisance. L’effort vraiment fructueux n’est pas celui que provoque la lutte, mais celui que stimule l'invention elle-même, « née de recherches prolongées dans la solitude, le recueillement et la paix... Le vrai professeur d’énergie, ce n’est point un soldat ni un capitaine, c’est un Archimède, un Newton, un Pasteur, un Kant, un Auguste Comte, un Lavoisier ». La lutte ou la guerre est une nécessité que nous devons subir ; mais dont le caractère est d être essentiellement passager et d’acheminer vers une harmonie féconde (2).

P) Protection et libre échange. — Dans la lutte entre producteurs nationaux et étrangers d’un même article, nous trouvons en présence deux grandes solutions radi-

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