‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 150 sur 233 · I. Psychologie économique, p. 69-60; ii8-ia · texte numérisé non relu

I. Psychologie économique, p. 69-60; ii8-ia

I* Luttes pour l’unification de la monnaie à l’intérieur du pays ;

2® Luttes pour la domination du marché international.

Dans ces deux cas, « la monnaie est en lutte avec ellemême. Mais elle peut être en désaccord avec les besoins de la production et de la consommation. Ce sont les crises financières, dues à unafllux brusque des métaux précieux, ou bien à la contraction monétaire, ou bien à un* discordance qualitative entre la monnaie et l'é-l change, l’unité monétaire étant mal choisie : « le franc par exemple est une unité trop basse et surtout le centime, ce qui complique continuellement et inutilement les calculs » ou bien les pièces mal composées. On devine tout de suite quelle solution donner au grand problème du bimétallisme, qui n’a d’ailleurs dans le système de Tarde qu’une importance des plus minimes, et qui n’est guère cité qu’à titre de documentation. Dans cette lutte des monnaies pour la prépondérance, leur nombre se restreint de plus en plus et « depuis deux siècles déjà, en Angleterre, l’or est en train de chasser l’argent et de le réduire au rôle d’appoint » . Tarde ne veut pas insister sur les raisons pratiques qui ne font que différer la chute de l’argent.

§ a. — Les crises

Il reste à traiter maintenant des conflits aigus, grèves, et crises, qui se produisent sous la forme de combats entre des masses d’individus solidarisés,

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