‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 153 sur 233 · I. PsiXchologie économique, i5o-i · texte numérisé non relu

I. PsiXchologie économique, i5o-i

premières sont le résultat d’une invention, d un perfectionnement qui vient de naître et qui pour grandir doit resserrer quelque industrie fondée sur une invention ancienne. Cette éruption inventive n est pas la cause profonde des crises-chutes, a mais bien la fièvre d’imitation aiguë qui a sévi quelque temps ou même très longtemps après l’apparition d’inventions... Dans un cas, la crise s’explique par un phénomène de psychologie individuelle, l’invention; dans 1 autre cas, par un phénomène de psychologie collective ».

Si l’on avait fait cette distinction, on n’aurait pas soutenu avec les économistes que les crises sont périodiques. Périodiques peut-être les crises-chutes ; mais les crises-guerres ne se reproduisent pas à intervalles réglés, car les créations de l'imagination humaine, les découvertes du génie ne peuvent voir leur marche ainsi réglée par une prétendue loi de périodicité.

Ce qui vient d’être dit des crises de la production s’applique intégralement à celles de la consommation.

La production, avons-nous vu, a ses crises -luttes, ses crises-guerres, sous la forme de concurrences aiguës entre producteurs similaires, entre corporations pareilles ; elle a ses crises-chutes dans le cas de surproduction fiévreuse. De même la consommation a ses crisesluttes, toutes psychologiques, déchirements du cœur entre des besoins antagonistes, et ses crises-chutes quand, exagérément stimulée, elle se heurte à une production insuffisante.

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