‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 154 sur 233 · Psychologie économique, p. i55-ijo · texte numérisé non relu

Psychologie économique, p. i55-ijo

Ces crises -chutes de la production comme de la consommation éclatent dès qu’une grande inégalité, un grand écart apparaît entre les produits et les besoins, écart tenant, soit à l insutlisance des produits relativement aux besoins, soit à leur excès. Ce sont d’elles que les économistes se sont occupés presque exclusivement. Elles s’expliquent, avons-nous dit, par un grand courant d’imitation, plutôt que par un jaillissement d’inventions, tandis que les crises-guerres ont pour première cause une éruption inventive plutôt qu’un engouement imitatif.

M. Clément Juglar a bien étudié cette catégorie de crises et a bien vu que les symptômes qui les précèdent « sont les signes d’une grande prospérité : « entreprises et spéculations de tout genre, baisse des prix de tous produits, hausse des salaires, demande des ouvriers, goût du jeu, baisse de l'intérêt, crédulité croissante du public, etc. Le môme auteur a montré aussi le rapport entre les crises et les dépressions de la natalité légitime, dans tous les pays, ainsi que la similitude frappante « entre la courbe géographique des mariages et celle du bilan des grandes banques qui servent de thermomètre à la prospérité ou à la détresse générales ». La prospérité de l’Allemagne a été accompagnée d’un développement considérable de la nuptialité et de la

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