Tarde. Les lois de l'imitation, p
2. Tarde. Essais et mélanges sociologiques, p. 24o-a/Ji, a36.
3. Tarde. Essais et mélanges sociologiques : la croyance et le désir.
4“ « La croyance et le désir sont de véritables quantités, dont les variations en plus et en moins, positives ou négatives, sont essentiellement, sinon pratiquement mesurables, soit dans leurs manifestations individuelles, soit plutôt et avec beaucoup plus de facilité dans leurs manifestations sociales ...»
5* «... Enfin, le désir a toujours une croyance pour objet et ne saurait se présenter séparé de la croyance, tandis que celle-ci peut-être considérée à part du désir. »
Or Tarde, voit là une doctrine d’avenir et qui promet beaucoup plus pour les études psychologiques que les fameux essais de Fechner ou Weber sur la mesure des sensations. Ces notions de la croyance et du désir restent, « même d’un individu à un autre... essentiellement semblables à elles-mêmes » 5 on peut donc arriver à additionner ces quantités. Aussi, les psychologues ont-ils eu le tort de les négliger, au profit des sensations et des images, qui sont purement qualitatives, et par conséquent au détriment de la science.
En définitive, on doit en revenir à ces deux véritables catégories de l’esprit : la croyance et le désir. C’est ce que Tarde déclare dans la Logique Sociale : ... « soit dans les opérations, soit dans les œuvres de l’esprit, autrement dit, soit dans ses jugements et volontés, soit dans ses notions et ses sentiments, nous ne pouvons voir que des transformations et des consolidations de la croyance et du désir » (i).