‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 179 sur 233 · I. Psychologie économique, p · texte numérisé non relu

I. Psychologie économique, p

rail remarquer à la rigueur que ees caraetères sont destinés à s’accentuer encore davantage « à mesure que se poursuit l’émigration des garçons les plus intelligents et des filles les plus belles ». Mais si l’on songe aux progrès de l’instruction dans les campagnes, à la diffusion des livres, à la fréquence croissante des voyages, à l’adoucissement des travaux musculaires remplacés de plus en plus par les machines, on peut légitimement espérer qu’un jour la campagne bénéficiera d’un mouvement important de décentralisation intellectuelle. « Quand les cascades ou la marée, ou les vents laboureront à la place des boeufs, il faudra des mains plus fines pour tenir la charrue. »

Cet antagonisme aigu et croissant qui existe entre la ville et la campagne est destiné à disparaître. Cela se fera par l’urbanisation des ruraux, au moins dans une certaine mesure. Pas entièrement toutefois, car l’agriculture, tout industrialisée qu’elle soit, restera l’agriculture, c’est-à-dire « une production assujettie [>ar sa collaboration avec la pluie et le beau temps, à des conditions spéciales qui lui imposent une lenteur et un alinéa caractéristiques ». L’adaptation de l’homme et de la terre exige une grande dose de patience, de résignation, qualité beaucoup plus développée chez l’homme des champs que chez l’homme des villes et qui fait le fond de l’ârne paysanne.

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