I . Bry. Trait de législation industrielle
Levasseur. Histoire des classes ouvrières en France.
Jay. L' organisation du travail par les syndicats, in Revue d'économie politique, 1894.
loppe ». C'est une raison analogue qui explique l’essor ' des sociétés d’assurances de toutes sortes : elles «répon-
j dent en eflet au besoin de sécurité qui grandit avec
! l’instabilité des fortunes et des situations, créée par les
révolutions économiques de notre âge ».
Toutefois nos syndicats ont, à coup sur, introduit dans le régime économique moderne, un état de lutte aigu. Il y a dans chaque profession un syndicat ouvrier opposé au syndicat patronal, prônant la lutte des classes et outrant encore l’antagonisme entre patrons et ouvriers. 11 y a bien quelques syndicats industriels mixs tes, mais stationnaires.
; Quant aux syndicats agricoles, ils sont assurément
I mixtes et prospèrent pourtant. Cela tient à ce que
I l’agriculture a été moins transformée que l’industrie par
l’invention des machines et précisément ici le syndicat permet tout aussi bien aux petits cultivateurs d’acquérir facilement les matières premières dont il a besoin (2).
I Les sociétés coopératives de consommation, ont eu
j pour but d’augmenter la force du parti ouvrier en éle-
Ivant son bien-être, de favoriser le développement de la
consommation et partant celui de la production, en abaissant le prix des articles. Aussi s’explique-t-on leur merveilleux essor et leur puissance de propagation. Au ^ contraire, les coopératives de production, comme le
I . Psychologie économique, t. II, p. 400-406. a. Kautsky. Le marxisme.