I. Pierre Méline. Le travail sociologique, p
Cette école nouvelle en vint à établir des analogies profondes, irréductibles entre les phénomènes physiologiques et sociologiques, à subordonner la sociologie à la biologie générale, et c’est précisément de là qu’est née cette théorie bio-sociologique qui parut un instant triompher et qui est connue sous le nom de doctrine de l’organisme social, ou organicisme (i).
Mais les progrès de l’ethnographie, de l’archéologie et de la statistique contribuèrent à mettre mieux en évidence l’objet et les procédés de méthode plus propres à la sociologie. L'organicisme fut déconsidéré : il avait eu cependant le mérite d’avoir fait admettre, en ce nouveau domaine de la science, « l’idée du déterminisme, de l’enchaînement nécessaire des faits sociaux dans le temps et dans 1 espace, et d avoir réagi contre une économie politique rétrécie qui s’abandonnait sans mesure au délire de l’individualisme » (2).
On eut alors besoin de serrer de plus près cette notion de sociologie générale, d’en définir l'objet et d’en délimiter le champ d’une manière plus précise.
Or, trois noms semblent bien résumer les diverses tendances que 1 on put dès lors remarquer en France ; ce sont ceux de Fr. Leplay, de Tarde (3) et de M. Durkheim,
1. Gf. Spencer. Principes de sociologie. — Novicow. Les luttes entre sociétés humaines. — De Greef. Les lois sociologiques. — Le transformisme social.