I. La Grande Encyclopédie, au mot « imitation
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indiquées les deux modalités importantes de l’imitation : la mode et la coutume.
La mode, c’est le goût de la nouveauté , le goût des innovations contemporaines, contrairement à limitation-coutume ou goût d imiter les ancêtres.
Et c’est d’après les fluctuations de ces deux courants, que se détermine, selon Tarde, la supériorité sociale, d’une invention sur une autre. Et elle sera imitée, selon que l’un ou l’autre aura prévalu ; il en est d’ailleurs ainsi des individus comme des groupes : « Les qualités qui, à chaque époque, rendent un homme supérieur sont celles qui le rendent plus propre à bien comprendre le groupe de découvertes et à exploiter le groupe d’inventions déjà apparues » (i).
Mais c’est encore plus la supériorité apparente que
la supériorité réelle qui se fait reconnaître et cette supériorité est celle qui est attribuée par l’imagination de l’inférieur. Or celle-ci se détermine selon les deux courants qui dominent tour à tour ; dans un cas, c est la mode qui prévaut, dans l’autre, c’est la coutume. Les hommes en effet attachent la supériorité tantôt à ce qui leur vient de leurs ancêtres, tantôt à ce qui leur vient de leurs contemporains. Là c’est l’hérédité qui prévaut, ici c’est l’exotisme.
On peut se demander ici pour quel courant penchaient les prédilections de Tarde. Les courants d idées