Worms. Revue philosophique, août igo
l’individuel et tout y retourne : l’individu est la première et la dernière pièce de l’édifice » (i). jj Et M. Worms remarque toujours que Tarde insiste
dans tous ses ouvrages sur l’idée d’individualisation : il y j montre que la nature et l'histoire s’efforcent de réaliser
I dans leurs créations la variété beaucoup plus encore
j que l’harmonie. Et pourtant pour lui, comme nous
allons bientôt le voir, le processus d’expansion, d’assimilation, d’harmonisation est fondamental ; mais celui
de différenciation Lest aussi et peut-être encore davan-
tage. Nous voyons ainsi que Spencer et Tarde ne sont
I plus en discordance, sans que toutefois leurs vues
* coïncident, car pour tous deux « le progrès s’accom-
plit tout à la fois en variété et en interdépendance » (2). I i
I § 4- — I/adaptation
Enfin la science s’est affirmée dès son origine comme i une recherche de l’harmonie, de l’ordre, c’est-à-dire de
l’adaptation. Or elle aussi a son origine dans la répétition ; c’est une opposition qui se répète. Le mouvement des eaux qui s’évaporent pour retomber sur la terre, former des sources, des fleuves et s’évaporer à nouveau. .., le mouvement d’une planète sous l’action de deux forces perpendiculaires, l’une qui tend à la