‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 36 sur 233 · I. Bouglé. Revue de Paris, mai igoS · texte numérisé non relu

I. Bouglé. Revue de Paris, mai igoS

a. Worms. Revue philosophique, 1905.

^ sommes donc loin de l’hypothèse qui voit dans le génie

tout simplement une névrose.

Le génie au contraire lui semble avoir une action considérable quand il se présente ; il lui apparaît comme I la plus haute fleur de la vie et la plus haute source de

la société » (i). C’est encore le « suprême accident » vi- ; tal, le résultat heureux d'une foule d’influences sociales

! auxquelles il doit une grande part dans sa formation.

Et ici Tarde vise aussi bien « les inventeurs artistes, industriels, hommes d’Etat, qui ont manié, utilisé, canai Usé, en même temps qu’ils l’ont suivi le grand courant

i du désir » que les inventeurs ou plutôt « les découvreurs

savants, théologiens, philosophes, qui ont exercé une î action pareille sur un autre grand courant en partie in-

dépendant du premier, celui de la croyance » (2). î - L'accident, le hasard. — Le génie, avons-nous dit

I avec Tarde, c’est le « suprême accident ». C’est qu’en

I effet notre auteur croit fermement à la contingence de

I tous les événements humains, et il pense qu'à chaque

I instant le cours des choses aurait pu être change par

I des déterminations prises par les inventeurs en d’autres

I sens qu’elles ne l’ont été.

® Tarde en effet, se rapprochant sur ce point comme

I sur beaucoup d’autres de son maître Cournot, attribue

! un rôle considérable à l’accidentel, fruit du hasard, dans

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