‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 61 sur 233 · Tarde. Etudes de psychologie sociale, p · texte numérisé non relu

Tarde. Etudes de psychologie sociale, p

lies anatomiques, physiologiques et pathologiques que soutenait Lombroso.

Et d’abord, le criminel n’est pas un fou ; c’est un être antisocial, partant quelque peu sociable, au lieu que le fou « est extra-social », inconséquent, insociable. Le crime est du reste relatif au milieu et nullement analogue à la folie. Et à ce sujet, Tarde exagère bien un peu la relativité du bien et du mal. « Le type criminel, dit-il, que Lombroso nous esquisse, c’est celui de notre époque ou de notre ère ; mais qu’il soit ou non une survivance du temps où la sauvagerie couvrait le globe, il est clair qu’en cette primitive période historique le type criminel était tout autre, à savoir peut-être un type d’artistes et de délicats, de femmes sensuelles et sensibles, gens impropres au pillage des tribus voisines, et nés quelques siècles trop tôt » (1).

Le criminel n est pas au point de vue sociologique un réveil du sauvage primitif dans l’homme civilisé, comme l’admettait Lombroso, un échantillon du type barbare des premiers âges. Il n est ni un tou, ni un sauvage ; « il est un monstre, dit Tarde, et comme bien des monstres il présente des traits de régression au passé de la race ou de l’espèce, mais il les combine différemment, et il faudrait se garder de juger nos ancêtres d’après cet échantillon » (2).

Les foules criminelles. — Tarde a étudié également

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