‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 62 sur 233 · Tarde. Criminalité comparée, p. 47, sq · texte numérisé non relu

Tarde. Criminalité comparée, p. 47, sq

les groupements criminels ; il nous montre spécialement l’influence de la suggestion dans les grands rassemblements tumultueux de nos villes : « Les grandes scènes

de nos révolutions la (contagion) font éclater, comme les grands orages manifestent la présence de l’électricité atmosphérique, inaperçue bien que non moins réelle dans leurs intervalles (i). » Et l’auteur cite dans la Philosophie pénale et dans les Essais et mélanges sociologiques des exemples curieux que l’on observe dans ce phénomène étrange d’une foule.

La question des foules criminelles avait déjà été étudiée par M. Sighele, dans son ouvrage La foule criminelle. Aussi Tarde ne ditfère guère que sur des points de détail, insistant d’ailleurs sur la diflérence entre publics et foules et apportant des exemples typiques sur l’entraînement des foules.

Le suicide. — Quant au suicide, c’est un phénomène imitatif au plus haut degré et Tarde illustre encore ici sa thèse par de nombreux cas de suicides passionnels dans lesquels l’imitation doit bien Jouer un rôle prépondérant ; citons en passant les afl'aires Chambige et Weiss, ünement analysées dans les Etudes pénales et sociales. Remarquons enün l’analogie des conclusions tirées des études de Tarde et de M. Proal ( i) sur ce sujet, et les résultats radicalement opposés du livre de M. Durkheim : Le suicide.

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