‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 63 sur 233 · I. Tarde. La philosophie pénale, p. Sig · texte numérisé non relu

I. Tarde. La philosophie pénale, p. Sig

a. Pi'oal. Le crime et le suicide passionnels .

§ 7. — La morale

Et maintenant, entrant dans un domaine plus pratique. Tarde, statisticien remarquable, savait parfaitement qu’il y avait un accroissement de la criminalité, notamment ju\enile. Aussi sur ce point se montrait-il quelque peu pessimiste. Il en rendait responsable la famille et la société, dans lesquelles l’enfant voyait des exemples délétères . (( Ils ne sont pas du tout des monstres ces jeunes malfaiteurs, ils sont bien fils de leurs pères (i). » Les causes en sont toutes morales et agissent sur les fils après avoir agi sur les pères ; ce sont : la médiocrité des préceptes de la famille, les lacunes de l’enseignement primaire qui détruit les antiques croyances, sans pouvoir les remplacer par un idéal de beauté et de vérité que fournit seul l’enseignement secondaire et supérieur. A ces causes, s’ajoutent les facteurs sociaux, cafés, ateliers, lieux de promiscuité, causes du déclin moral.

Enfin sa théorie de l’imitation-suggestion devait l’amener à condamner la presse, qui racontant les délits et les crimes, propage les moyens, les procédés criminels. Là encore M. Durkheim soutient l’opinion opposée dans son livre sur le suicide et déclare que cet effet de la presse est absolument insignifiant.

Farde estimait que l’époque moderne subissait une crise morale profonde. Au reste, cette crise est intime-

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