‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 7 sur 233 · I. Tarde. Lois sociales, p · texte numérisé non relu

I. Tarde. Lois sociales, p

de la débarrasser d’abord des conceptions erronées qui l’encombrent, pour pouvoir indiquer ensuite ce fait élémentaire qu’elle se propose d’étudier (i). Or, sur c« point, Tarde a éliminé avec beaucoup d’indépendance et d’originalité une foule d’opinions fort accréditées sur la science sociale et son objet, rejetant ainsi tour à tour les points de vue historique, positiviste, biologique, écono mique.

a) Est-ce une philosophie de l'histoire ? — Tout d’abord, il faut d'après lui distinguer les lois des sociétés, objet de la sociologie, des lois de l’histoire. Les récits historiques, en effet, « biographie individuelle d’un homme ou biographie collective d’une nation, ou d’un groupe ou d’une série de nations, roulent toujours sur le singulier, le sut l’unique en soi (2). Au contraire,

quand le singulier apparaît dans les sciences sociales, aussi bien que dans les sciences de la nature, c’est comme formé parla rencontre de faits généraux, c’està-dire de similitudes et de répétitions, qu’on l’envisage (3) » . Les lois sociales portent donc sur des répétitions^ sur des faits généraux.

Ce n’est pas à dire que Tarde ait entièrement négligé le singulier, l’individuel, pour ne s’en tenir qu’au général, sous prétexte qu’il n’y a pas de science de Tindi-

r. Tarde. Lois sociales, pp. 46-48.

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