Tarde. Idem, p
vidu. Bien au contraire ; car il recommandait même de faire de bonnes monographies et d’utiliser les renseignements que l’on trouve dans les récits de voyages ou dans les découvertes archéologiques. Et même dans son étude sur l'archéologie et la statistique, il reconnaît parfaitement l’importance de cette recherche (i).
Mais en tout cas,^ il oppose nettement la sociologie générale, « dont les lois s’appliquent à toutes les sociétés actuelles, passées ou possibles », à la philosophie de l’histoire (2), qui envisage bien l'ensemble des faits humains, mais en les présentant « de telle sorte que la possibilité de tout autre groupement soit exclue ». « Cette idée d’une philosophie de l’histoire, formidable synthèse des actes humains, contrainte à s’enchaîner logiquement par une pensée finaliste implacable » (3), cette idée n’est, selon Tarde, qu'une systématisation plus brillante qu’exacte, un aperçu hypothétique, prématuré et sans intérêt. Ainsi le discours sur l’histoire universelle de Bossuet, les considérations de Montesquieu ne sont qu' « un chef-d’œuvre d’anticipation sociologique » (4).
P) Théorie de Torganisme. — Cette idée d’une c philosophie de Tbistoire » qui, comme le dit M. P. Méline, « hanta longtemps les penseurs sociaux.,, même