‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 78 sur 233 · I. Psychologie économique, p · texte numérisé non relu

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sociale du loisir, car il est le loisir simultané pour tout le monde, le loisir périodique et réglé, regardé comme un simple plaisir » .

Aussi les économistes devraient commencer par s’occuper du loisir et tout d’abord en fixer la durée et en établir la proportion selon les classes sociales. Ils devraient donc rechercher si le meilleur parti social est de réserver le loisir à certains individus ou de le disséminer sur tous les travailleurs. Cette solution plus démocratique semble d’ailleurs heureusement l’emporter et a précisément pour effet de diminuer les heures de travail.

Au reste le loisir produit des effets éminemment salutaires : « La part du loisir dans la vie, c’est la part du cœur, de l’imagination, de la famille, de la sociabilité à la fois et de 1 individualité originale sous leurs formes les meilleures. » Et la meilleure utilisation possible des loisirs serait de les consacrer à la conversation et à la lecture ; car par là le travailleur qui a beaucoup de loisirs se trouvera avoir quelque influence sur les courants de l’opinion ; et contribuant ainsi à la diriger, il sera moins à sa merci et aura bien moins à souffrir de ses variations tyranniques (i).

L’accroissement des loisirs accroîtra ainsi l’importance de la psychologie du travailleur, développera ses aptitudes mentales et le préparera à subir, sans

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