‹ Gabriel Tarde et l'économie politique [microform], un essai d'introduction du point de vue psychologique dans le domaine économiqueChapitre 79 sur 233 · I. Psychologie économique, p · texte numérisé non relu

I. Psychologie économique, p

trop de préjudice, les heurts, les crises, les transformations dans l’industrie. On sait en effet que chaque transformation, chaque nouveau mode de travail opère une révolution psychologique chez les travailleurs : le pasteur, le chasseur, le laboureur, l’ouvrier d’usine ont des mentalités fort différentes. Par ailleurs, l’attention considérable que réclame la production moderne avec ses multiples machines amène vite une déperdition d’énergie, un épuisement nerveux ; aussi l’augmentation des heures de loisir est le remède tout indiqué contre ce déséquilibre mental qui menace la société moderne.

Et Tarde continue à indiquer la nécessité du point de vue psychologique pour expliquer les phénomènes économiques : ce sont en effet des causes psychologiques qui peuvent seules expliquer l’esprit d’entreprise et l'ardeur au travail, ces « conditions psychologiques fondamentales de la prospérité d’un peuple » : de même le phénomène de la rente foncière que Ricardo et K. Marx, « entassant subtilités sur subtilités », ont complètement embrouillé, ce phénomène rentre tout simplement dans le phénomène humain de la bonne chance et pas plus que la chance, on ne peut supprimer entièrement la rente foncière. Et de même enfin, « tout le problème socialiste, tout le problème social, à vrai dire, consiste en problèmes psychologiques » (i).

Etroitesse du point de vue objectif . — En somme,

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