CHAPITRE PREMIER ROIÆ ÉCO\O\II0LE DIT DÉSIR
Nous savons que le désir et la croyance sont aux yeux de Tarde les deux « quantités psychologiques par excellence », et le besoin, « cette cause primordiale de toute activité »^ comme dit M. Villey ou pour ajouter encore l’autorité deM. Cauwès, le besoin, dont la satisfaction est « le but général de l’activité économique » n’est autre que la « combinaison » de ces deux éléments : désirs et croyances. Aussi Tarde sent-il la nécessité d’étudier, d’ailleurs magistralement, leur rôle.
L’économie politique, comme du reste la politique, la morale et le droit, car toutes ces branches de la science sociale « ont pour fondement commun les désirs humains considérés en bloc », l’économie politique doit commencer par définir les caractères de ces désirs, en étudier la genèse, « les causes qui les font se répandre ou se resserrer, grandir ou décroître, les luttes qu’ils soutiennent entre eux, et le concours qu’ils se prêtent ».
Caractère et division des désirs . — Il y a des désirs