‹ Gabrielle de Rochechouart de Mortemart [microform]; étude historiqueChapitre 93 sur 138 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Enfin, depuis six cents ans que l'Ordre de Fontevrault subsiste, MM. les évêques n'ont point donné les permissions de sortir, ni examiné les novices; et l'on n* a pas vu que les sorties qui se sont faites aient causé plus de scandale, qu'on ait reçu plus de mauvais sujets, ni vu plus de réclamations dans les monastères qui le composent, que dans ceux qui sont gouvernés par MM. les évêques.

Ainsi, il est beaucoup mieux de laisser les choses comme elles ont toujours été, conformément aux saints canons et aux lois de l'État, que d'introduire une nouvelle discipline capable de troublet la paix, le repos des consciences et le bon ordre de l'Eglise.

C'est l'unique moyen de remplir les pieuses intentions du roi, qui veut, aux termes de la déclaration de 1090, que le clergé séculier et' régulier demeurant dans les bornes qui sont prescrites par les saints canons, concourent au service de Dieu et à lédilication de ses sujets dans la subordination et avec le respect qui est dû au caractère et à la dignité des archevêques et évêques, et que les réguliers jouissent aussi, sous sa protection, des exemptions légitimes qui leur ont été accordées.

Pièce n» Tl«

RÉPONSE POUR MADAME l'aBBESSE DE FoNTEVRACLT CONTRE LA PRÉTENTION DE MM. LES ÉVÊQUES TOUCHANT LA SORTIE DES RELIGIEUSES ET l'eXA' MEN DES NOVICES*.

Madame de Fontevrault n'avoit pas encore vu les Mémoires de MM. les évêques quand le sien a paru.

Elle avoit observé de ne toucher que les textes essentiels de la contestation et les avoit examinés en détail avec toute Texactitude possible.

MM, les évêques ont suivi une autre route et méthode, et ils ont absolument supposé ce qui est en question, et se sont contentés, dans la vue d'augmenter leur autorité, de citer ou plutôt d'indi- ({uer un grand nombre de prétondues preuves qui ont paru favorables à leurs desseins, sans néanmoins les approfondir ni en tirer autrement les véritables conséquences.

Madame de Fontevrault ne répétera point ce qui est traité dans son mémoire ; on n'entrera point non plus dans la discussion de chacune de ces prétendues preuves pour faire voir qu'elles ne concluent pas aussi directement et aussi favorablement que le prétendent MM. les évêques.

M. Tabbé général de (liteaux vient de le faire d'une manière si précise, qu'on peut dire qu'il n'y a rien à ajouter ni à répliquer après ses écrits ; c'est pourquoi on s'attachera uniquement à montrer que les citations de MM. les évêques, si fort multipliées, étoient inutiles faute d'autorité.

* Arch. de l'Empire. Monuments ecclésiastiques, VIII. Couvents de femmes, carton L. 1,019.

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