‹ Gabrielle de Rochechouart de MortemartChapitre 34 sur 136 · AU DOCTEUR VAI.LANT · texte numérisé non relu

AU DOCTEUR VAI.LANT

A Fontevraull, ce 19 février 1G75.

C'est bien tard répondre à votre dernière lettre, mais vous savez si bien les embarras auxquels je suis exposée, que je m'assure que vous ne m'aurez point pour cela accusée de paresse. J'ai lu avec honte les grands remerciements que vous m'avez faits pour un très-petit présent, et avec plaisir ce qui a été écrit pour et contre le petit livie des Avi^ .salutaires de la bienheureuse Vierge -. Vous croyez bien, Monsieur, que je ne me mêle pas de décider ce qui vaut

i mieux de tout cela; mais je vous avouerai franchemeut que

; "' La phrase est obscure. On la comprendrait mieux ainsi : A moins

j qu'elle ne veuille laisser croire, etc.

! * BibU imp. Mss. 17,050. Portefeuilles Vallant, t. YII, fol, 421.

\ - Voir les lettres des ... seotembre et 13 octobre 1674.

lien ne m'a tant plu ni tant persuadée sur cette matière que t' la lettre de M. de Tournay. Il me semble qu'elle répond pleinement à tout, et que, quand on l'a lue, les objections que l'on fait sur les Avis de la h'ienheureuse Vierge paroissent bien foibles. Quand il vous tombera entre les mains quelques autres écrits de cette nature, vous me ferez un plaisir extrême de m'en faire part; mais sur toutes choses je vous demande la continuation de votre amitié, qui me paroîl d'un grand prix par l'opinion que j'ai de votre esprit et do votre vertu. Ma sœur de Fourille a connu l'un et l'autre dans le séjour qu'elle a fait à Paris, et je puis vous assurer, Monsieur, qu'elle vous estime infiniment. Nous parlons souvent de vous, elle et moi, avec plaisir "\..

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