‹ Gabrielle de Rochechouart de MortemartChapitre 67 sur 136 · A ROGER DE GAIGNIÈRES · texte numérisé non relu

A ROGER DE GAIGNIÈRES

[Paris] Mercredi au soir [1700]

Je viens de parler avec toute l'exactitude et toute la franchise dont nous étions convenus. J'ai bien peint -surtout votre

- Louis-Antoine de Noailles, né le '27 mai 1651, évêque de Caliors en 1G79, de Cliâlons la même année, archevêque de Paris en 1695.

'"Joutes les auU-es lettres de l'^ibbesse de Fontevrault à de Gaignièrcs sont autographes; il en est de même de celles adressées à Segrais.

' Bihl. imp. Mss. 24,991, fol. '267. — Ce billet, sans date, est adressé à Ihôlel de Guise, à Paris; toutes les autres lettres sont adressées jarf'*

*i08 LETTRES DE GABRIELLE DE ROCHECHOU ART

angoisse et votre insomnie, dont on m'a dit qu'on ne doutoit pas, et qui a attiré les louanges qu'on ne peut s'empêcher de vous donner. On ne trouve nul inconvénient daiis l'affaire, et on se moque de notre inquiétude. On ne juge pointa propos d'entrer dans aucun éclaircissement, quoique je l'ai proposé à deux ou trois reprises. On vous attend demain à midi avec votre compagnie. Me voilà, Dieu merci, déchargée d'un cruel fardeau. Je fais partir dès celte nuit, afin que vous en soyez aussi débarrassé à votre lever, je dirois à votre réveil, si je n'étois assurée que vous ne dormirez pas cette nuit.

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