‹ Gabrielle de Rochechouart de MortemartChapitre 68 sur 136 · A ROGER DE GAIGMÈRES · texte numérisé non relu

A ROGER DE GAIGMÈRES

A Fontevrault, ce 9 février 1701.

J'ai chargé ma sœur de La Verdrie^ de vous souhaiter la bonne année de ma part, Monsieur, et de vous demander de vos nouvelles, auxquelles je m'intéresserai toujours tréssincère;nenl. Je prends part à la joie que vous avez sans doute de revoir M. le cardinal de Noaillesl en bonne santé, et je prends la confiance, Monsieur, de vous charger d'une lettre pour lui qui regarde une affaire de cloître dont je

des Inciii ables, où Gaignières demeura plus tnrd, dans une maison à lui. Il est signé, comme la plupart des lettres : Gahrielh de Rochec/iouarf, abbesfic de FontevrauU.

Le contenu du billet prouve qu'il a été écrit à Paris. Or, le dernier voyage que l'abbesse de Fontevrault y fit eut lieu en novembre ou décembre ITOO. Quel est l'objet du mystérieux billet? Cette ««^ome, celte insomnie de Gaignières indiqueraient que l'abbesse de Fontevrault s'était chargée de la né-^ociati^n d'un mariage qui le louchait au cœur. Enfin, quel était ce on ? Les lettres suivantes, écrites de Fontevrault, font penser à madame de Monte?pan.

1 Bibl. imp. Mss. 24,991, fol. 2ôo.

- Religieuse à Fontevrault; il y a une lettre d'elle à Gaignières dans le même volume.

ABBESSE DE FONTE VR A Ul.T, KT DE SES AMIS. 209

\oiis ferois volontiers confidence, si cola ne demandoit trop de temps.

Je n'ai point perdn de \ue celle dont vous me parlâtes avant mon départ, mais je n'en ai pas encore dit un seul mot, parce que j'ai presque toujours été séparée de la personne que vous savez, et qu'elle a été jusqu'ici dans une disposition aux vapeurs peu favorable aux discours sérieux et solides. Je prendrai mon temps le mieux qu'il me sera possible, car j'ai la chose autant à cœur que vous pouvez désirer ^.

Quand je chargeai dernièrement ma sœur de La Verdrie de vous mander que je n'avois encore rien à vous, dire sur une affaire, parce que ma sœur étoit absente, comptez bien au moins que je ne fis nullement entendre de quoi il s'agissoit, et qu'il n'y a personne au monde qui en ait le moindre soupçon.

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