VIE ET MORT DE I.ARHESSE DE !• O.NTE VU A U LT
a demandée, et que la Providence a choisie entre nous pour lui succôder. Que vos prirres sont nécessaires à une personne étonnée d'un fardeau si disproporlionn»'' à ses forces! Et coniiiieiit soutenir une administration ipie celte grande abbesse a trouvée si pesante et si dillicib'? Qu'elle prie elle-même, dans le séjour bit'idieureux, n rêveur de nus communautés, qui, par des vœux solennels «'t ces funèbres devoirs, songent moins à donner un témoignage éclatant de leur zèle et à rendre les honneurs dus à sa digjiilé qu à satisfaire leur amour et leur tendresse et à révérei- sincèrement ses vertus! Que ces pleurs que nous versons pour elle ne soient pas stériles pour nous ! Que les regrets qu'elle nous cause nous excitent en (néme temps à l'accomplissement des devoirs qu'elle nous a ensei- ,niés! llessouvenons-nous, nos révérendes mères et chères sœurs, jue s'il y a un moyen de suppléer à une si grande perte, c'est de reenir, autant qu'il nous sera possible, ses vues et son esprit. Coniervons précieusement ses écrits, ses exhortations, ses lettres rem- )lies d'une onction divine. Qu'elle revive dans nos cœurs par notre :èle et notre application à nos saints devoirs, et que sa mémoire !l l'exemple de sa sagesse gouvernent encore après elle!
Nous devons espérer que Dieu nous fera cette grâce, et nous vous upplioMS (le nous accorder celle d'être entièrement persuadées que lous sommes avec vérité et sans aucune réserve , nos révérendes nères et chères sœurs, vos très-humbles et affectionnées seranles.
j Sœur Louise-Françoise de Rociieciiouart de