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de sesserl's, la belle Gertrude; et la beauté de la jeune tille était si imposante et si gracieuse que Bertrand ne voulut devoir qu'à sa volonté, à elle, un amour que, comme seigneur et maître , il pouvait exiger. 11 lui déclara qu'il l'aimait, et Gertrude mit tant d'adresse dans sa réponse, qu'il ne put ni se fâcher d'un refus, ni se réjouir de l'espérance d'un succès. Le soir même du jour où il lui avait parlé, étant à la chasse , mais rêveur et sans goût pour son plaisir favori, il chercha la solitude dans l'endroit le plus épais du bois, pour y penser à l'aise et sans distraction à la belle Gertrude. Il crut bientôt rêver tout a fait quand il reconnut sa voix à peu de distance de lui : mais il ne se trompait pas, c'était elle ; la nuit l'empêchait de la voir , mais il l'entendit qui disait :
NI* > ii père, demain au point du jour
7AH) LE JOl R J»l MARIAGE
il faut partir; nous quitterons les riehes domaines du noble duc de Maulèon, et nous irons travailler sur une terre étrangère... car je ne puis plus rester ici... Votre iille, mon père, est aimée de son seigneur et maître, Bertrand de Mauléon.
— Mais, disait le vieux père de Gertrude, le poble duc est loyal et généreux, il n'exigera rien par la force; nous pouvons rester.
— Nous devons partir, mon père, répondit-elle, car votre fille aime son seigneur et maître, Bertrand deMauléon.
— Mais, reprit le père, Gertrude est vertueuse et sage, et nous pouvons encore vivre sur cettéteïre chérie.
— Nous devons partir, mon père, reprit encore la pauvre Gertrude en pleurant, car je sais qu'il m'est plus facile de mourir loin