‹ Gaëtana: drame en cinq actes en proseChapitre 92 sur 112 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

sirer, le hasard seul en est coupable. Enfin ! vous avez passé six semaines au lit... l'honneur est satisfait!

LE BARON, se levant et allant à Birbone.

Alors, que viens-tu faire ici?

BIRBONE, arec majesté.

Vous offrir le moyen de rentrer dans mon estime.

LE BARON

Drôle !

BIRBONE.

Vous pensez bien qu'il s'agit encore du comte Pericoli. Madame la baronne vous a demandé sa grâce, et vous l'avez refusée un peu durement. Je serai plus heureux. J'y compte.

LE BARON

Assez ! N'oublie pas que j'ai sauvé ta tète, et que je pouvais d'un seul mot...

BIRBONE.

Oh ! je connais mes droits... Oui, c'est moi qui devais mourir ce matin, et vous avez ménagé un tour de faveur à don Gabriel... Mais le meilleur serait de ne tuer personne. (Ramassant les fragments du papier.) Voici notre demande en grâce, les morceaux en sont bons... Recopiez-moi ça de votre plus belle écriture... et signez!

LE BARON

Moi?

BIRBONE.

Je porterai la lettre à « notre 1 » ami le juge Martinoli, qui l'attend.

LE BARON

Ah çà ! me diras-tu quel intérêt te pousse à sauver le comte Pericoli ?

BIRBONE.

Quel intérêt? Il aime votre femme et il en est aimé.

LE BARON, déchirant les morceaux de la lettre.

Assez plaisanté, mon drôle I va-t'en !

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