LEY RÊVES MORT
Je voudrais Pour aimer avoir un cœur nouveau, Qui n’eût jamais connu les heures de détresse,
Un cœur qui n’eût battu qu’au spectacle du beau. . : Et qui fût vierge encor de toute autre tendresse ;
Mais je cache en moi-même nn néfaste tombeau, Où gît un songe mort, loin de la multitude, J’en ai scellé la porte, et seul un noir corbeau Du sépulcre maudit trouble la solitude :
Cet oiseau de malheur c’est l’âpre souvenir,
C’est le regret des jours vécus dans la souffrance, Qui ronge jusq’aux os mon rêve d'avenir, Beau rêve glorieux mort de désespérance. ..
Sans cesse, l’aile sombre au fond de moi s’abat L Son grand vol tournoyant fait comme Ja raffale, Qui siffle en accourant vers la fleur quelle abat
Et disperse les nids, dans sa course fatale !
Pourtant, d’un port lointain, si le vent, quelquefois, M'apporte la chanson d’un ami sur la route,
A l’émoi de mon cœur je reconnais sa Voix,
Car il cesse de battre, et tout mon être écoute,
Si j'avais plus de temps à ma disposition, je vous lirais aussi quelques petites nouvelles de Gactane de Montreuil, entr'antres ‘‘ Son voisin Loisi”” qui ont été publiées dans la revue ‘‘ Pour vous Mesdames ” dont notre amie était propriétaire et directrice. Je dois me contenter de vous assurer que le charmant auteur ne dédaigne pas la note gaie parfois dans ses écrits et qu’elle sait, quand elle le veut, provoquer un éclat de rire.
Avant de terminer, voici une pensée philorophique qui vous intéressera. Cette poésie, Gaëtane de Montreuil l’écrivit un jour qu’elle se promenait dans le cimetière de Los Angeles ; cette pièce est aussi inédite :