LES BELLES SONT DES FLEURS
QUE TOUT HOMME A DROIT D^ADMIRER {Texle-léyendc jtour l inidijc ci-conlrr.)
« Un jour (pie M. de La Farge faisait son liuir de l'ilc Saint Louis, il rencontra, sur le quai de Bourbon, un mon>ieur et une dame à pied qui sortaient d'un hôtel voisin. La beauté de la fomme frappa M. de La Farj^c; il se retourna pour ref,'arder «"e cber-d'n'uvre de la iialuie, et ne put retenir les marques ilc son admiration.
L'homme ipii ac<dmpa}jrnait la belle personne le fixa dédaigneusement. — Ce triomphe est flatteur, madume, dit-il ; vos charmes remuent les âmes les plus grossières! — Une apostrophe aussi humiliante piqua le philosophe. Il est dans la nature qu'im homme ne puisse stuilTrir le mépris d'un autre homme en présence d'une autre femme. — l^vs belles, répondit-il liiiement, sont des fleurs que tout homme a droit (l'admirer, Madame, dit-il à la jeune beauté, et je n'ai pas cru vous nwuKjueren vou* rendant cet hommage; mais quelle que soit la grossièreté «le njon âme, e||e n'ira pas jusqu'à relever le propos indiscret d'un honmiequi |iarait tenir à vous. »