‹ Galanteries XVIIIe siècleChapitre 127 sur 139 · ÉPIGRAMME · texte numérisé non relu

ÉPIGRAMME

L'épousé, la première nuit, Rassurait sa femme farouche :

Mordez-moi, dit-il, s'il vous cuit.

Voilà mon doigt en votre bouche ; Elle y consent, il s'escarmouche.

Et quand il l'eut bien déhousée (1) :

Or ça, dit-il, tendre Rouzée, Vous ai-je fait du mal ainsi ?

A donc, répondit l'épousée, Je ne vous ai pas mors (2) aussi.

(Étrennes gn illardes A" ^"i.)

L'un pour l'autre

Prêt de s'unir à sa discrète amie,

Le bon Damis chez elle, un beau matin,

Sur un sopha la trouvant endormie,

Osa risquer un geste libertin ; Mais, par malheur, séveille la donzelle'. Et, ses beaux yeux encore appesantis :

Mon cher Louis, ah ! tu vaux trop, dit-elle ;

(Louis était un valet du logis) Toute la nuit, tu mas prouvé ton zèle.

Le jour, au moins, repose-toi, Louis.

{Élrennes gaillardes, 1782.)

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