‹ Galanteries XVIIIe siècleChapitre 28 sur 139 · LA FEMME FIDELE · texte numérisé non relu

LA FEMME FIDELE

Laissez-moi prendre un doux baiser Sur cette bouche si vermeille, Disoit un cavalier, l'autre jour, à l'oreille D'une dame jmrtée à ne pas refuser.

.Non, je ne puis, monsieur, vous l'accorder, dit-elle ;

Cette bouche que vous voyez.

Promit à mon mari d'être toujours lidéle. Le serment qu'elle a fait, (pioique vous en croyez, Ln se livrant à vous, la rcndroil criminelle. Mais il en est bien autrement D'une bouche couleur de rose, Oui ne i^arle qu';"! porte close, Kt qui ne cède point à I autre en a^'rr'ment.

Or, celle-ci, pour bonne cause.

N'a jamais fait pareil serment.

Ah! contre nion devoir, c'est en vain qu'on me tente; La bouche qui promit, monsieur, n est pas mon bien ; Vous voulez un baiser? Kh bien ! prenez-en trente A celle qui ne promit rien.

GALANTERIES XYIII® SIECLE 67

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